Qui sommes-nous?

Nous sommes des étudiants, pour la plupart vétérinaires mais aussi médecins ; des professionnels de la santé animale et humaine qui ont partagé une partie de l'année académique 2006-2007 entre le Certificat d'Etudes Supérieures en Epidemiologie Animale, le Master de Surveillance Epidémiologique des Maladies Humaines et Animale et le CEAV - PARC.

 

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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 18:58

Voilà, toute les bonnes choses ont une fin, alors après quelques semaines rock’n’roll pour réussir à boucler le projet, j’ai du dire au revoir à l’Institut Pasteur. Heureuse d’avoir réussi à tout terminer (et même un volet supplémentaire qui me tenait particulièrement à cœur), ce qui n’était pas gagné d’avance, mais déjà nostalgique des missions de terrain et rigolades quotidiennes.

Pour ne pas penser au départ, rien de tel que l’action. J’ai donc profité des deux dernières semaines qui me restaient et de la venue de mon amie Marine pour finir de découvrir le département et ses voisins. Début du voyage à Saül, ville du centre de la Guyane, en pleine foret, accessible uniquement par avion. C’est tout petit, c’est tout mignon et les environs offrent de belles randonnées. Après 3 jours de ballade avec un guide, re-avion direction Maripasoula, à la frontière du Surinam cette fois. Je connais un peu la ville donc on ne s’attarde pas, et on s’incruste sur une pirogue de fret pour descendre le Maroni. Trois jours très sympathiques sur le fleuve, de villages en villages, d’une pirogue à l’autre. Une nuit à Grand Santi, puis une autre à Apatou, et nous voilà déjà à Saint Laurent, entières malgré les prédictions de certains. Il faut faire un poil attention sur le fleuve, comme partout, mais il serait dommage de se priver d’un tel voyage pour quelques craintes peu fondées… Ensuite on enchaine sur Paramaribo, capitale du Surinam, histoire de confirmer le fait qu’il n’y a pas qu’en Roumanie que les gens roulent comme des malades, sauf qu’ici ils sont censés rouler à gauche mais semblent ne pas toujours l’avoir bien compris. La ville est magnifique et la visite très sympa, même si étant deux blanches, et a fortiori des filles, on ne peut pas faire 10 mètres sans recevoir des propositions en tout genre. Un peu fatiguant quand-même. On passe également une journée à visiter les environs à vélo. Le pays ressemble vaguement à la Guyane, mais une grosse partie de la population est d’origine Asiatique (chinois, indonésiens, tibétains, indiens,…) si bien qu’on se croirait parfois sur un autre continent ! Tout ce petit monde semble vivre en harmonie, comme en témoigne le nombre de lieux de culte différents, avec entre autre une mosquée voisine d’une synagogue ! Après ce petit intermède surinamien, retour à Cayenne en taxi co, pirogue, taxi co. Un petit tour aux Iles du Salut pour rester classique, quelques jours à se prélasser dans la piscine de mon maître de stage parti en vacances, puis c’est le retour tant redouté.

Arrivée à Paris : 13°C, temps très nuageux. Choc thermique. Gare Montparnasse : en 15 minutes rencontre d’au moins 5 parisiens qui râlent, t’envoient paître alors que tu leur parles tout gentiment, font preuve d’un égoïsme affligeant (rayer les mentions inutiles, ou alors ne rien rayer du tout, comme quoi la bêtise, ça se cumule). Choc culturel.

Pour ne pas tomber dans le mièvre disons juste que le retour est dur, très dur. Je réfléchis aux endroits où je vais pouvoir attacher mon hamac. Mais pas la peine de se faire d’illusion, d’ici quelques jours il faudra se remettre à la thèse, et bientôt chercher du travail, une autre aventure…

Il y a quatre mois je prenais l’avion sans grande motivation pour ce DOM un peu bizarre. Aujourd’hui, la Guyane me manque déjà. J’espère avoir réussi à changer le regard de certains sur cette destination, qui gagne vraiment à être connue !

 

Voilà, je pense que ce message signe la fin de ce blog, car il est inactif depuis pas mal de temps et la plupart de mes camarades sont rentrés de stage. Merci à vous qui l’avez lu !

Par CEAV PARC - Publié dans : Insolites
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 12:26

Bonjour Bonjour!

Mes vacances mauriciennes viennent de se terminer!! Je n'ai pas encore de superbes photos à vous montrer (pour cause d'oubli de chargeur de batterie) mais ca ne saurait tarder!

J'ai vu Matthieu!! et j'ai vu ses tiques toutes belles rangées au congélateur. On a vu aussi des macaques assez intimidants qui nous ont fait bien rire.. C'était trop bien de se revoir comme ca au milieu du stage à l'autre bout du monde, loin de JJ, loin de Philou et loin.. de tout !

Mon stage au GDS touche à sa fin, heureusement pour moi car compter et recompter des mouches  a eu raison de mon amour pour les huiles essentielles! Et malheureusement pour Marion qui va se retrouver toute seule dans cette belle ambiance... not comment!Je dis ca, mais il ya qd mm des gens super ici, et qui vont me manquer.

Sinon à la Réunion, il fait pas beau.. pas beau du tout, il pleut.. Et comme ma voiture fuit dans le mauvais sens, il y a une flaque de 10 cm d'eau aux pieds du passager, flaque dans laquelle mon téléphone a eu la bonne idée de tomber hier soir..

Enfin voila pour des ptites nouvelles de ma vie..Je vous dis à très bientot, gros bisous à tous !!

Fanny. 

Par CEAV PARC - Publié dans : CEAVPARC 2007
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 23:04

Bon, désolée pour le titre, je manque d'inspiration. D'autant plus qu'il n'y a pas de train en Guyane. Aucun rapport, certe, mais c'était juste pour placer le fait qu'il n'y a ni train ni voie ferrée ici. Enfin bon bref voilà quoi.

Ici rien de bien neuf à raconter. Les jours se suivent et se ressemblent plus ou moins. Le soleil brille (désolée pour les gens en métropole qui ont un mois de juillet fadasse), les averses tropicales s’estompent et laissent la place à un début de saison sèche, les fourmis rouges piquent toujours, et le ti-punch reste la constante des soirées cayennaises. Je commence à voir avec appréhension la fin de mon stage se profiler. Le départ va être difficile, la vie est trop agréable ici et les gens vraiment sympas.

Dernièrement on a pu assister à des pontes de tortues (oui ça n’est pas un scoop, c’est plutôt régulier …) et… à des émergences, et ça, c’est cool ! Il faut voir les petites tortues luth (exactement les mêmes que les grandes, mais de 3 cm de long…) se contorsionner pour sortir du sable, puis se ruer sur la mer de toute la force de leurs petites pattes… Un bien beau spectacle ! Ca démange de leur filer un coup de main mais interdiction bien évidemment de les aider à gagner la mer, il faut qu’elles se musclent avant d’atteindre l’eau...

Mes parents sont en vacances ici avec mon frère pour visiter le coin. L’occasion de leur faire découvrir ce département pour lequel j’ai vraiment eu un coup de cœur. J’en ai profité pour retourner aux Iles du Salut, sous le soleil cette fois, et pour enfin découvrir le village hmong de Cacao, un petit bout d’Asie en Amérique du Sud. Très mignon !

Niveau boulot ça ne lambine plus… J’attends toujours certains réactifs pour pouvoir finir mes tests (et je croise les doigts pour qu’ils arrivent dans les deux semaines, sinon il me faudra repousser mon départ), j’organise tous mes prélèvements pour pouvoir constituer des sérothèques correctes qui pourront être utilisées lors des projets futurs, je continue de récupérer des prélèvements entre prises de sang à la SPA, chez les vétos, matinées à l’abattoir pour récupérer du sang de porc à la saignée… L’occasion pour moi de découvrir l’origine de l’expression « hurler comme un cochon qu’on égorge » ! Et de me rendre compte également qu’à EDF ici, ça ne rigole pas : en cas de grève c’est coupure de courant pour tout le monde, et  pendant toute la journée ! Donc pas de travail possible sauf si comme à Pasteur il y a un groupe électrogène, et pas de chance si tu as acheté du congelé la veille …

Voilà, je passerai sur le bordel que représente la réalisation d’un visa pour le Surinam pendant le mois de juillet (des heures d’attente serrés comme des sardines avec une unique guichetière pour gérer une centaine de personnes), sur tous les animaux que j’ai dernièrement observés dans la forêt, sur les soirées passées à travailler pour boucler le projet et sur le fait que tous mes prélèvements sont pour l’instant négatifs en fièvre Q (ah ah, une thèse sur une maladie qui n’existe pas, ça va être rigolo et ça n’est pas sans me rappeler la peste porcine à Mada J), sur les vacances dont je rêve …

Et je finirai sur un petit proverbe créole rigolo : Bèf ki pa vlé rantré an bwa ka di kon a-y two long. C’est-à-dire : le boeuf qui n'a pas envie d'entrer dans la forêt prétexte la longueur de ses cornes (quand on ne veut pas, tous les prétextes sont bons). A la prochaine !

PS : la dernière photo c'est juste pour montrer qu'il n'y a pas qu'à la Réunion ou à Maurice qu'il y a des paysages de carte postale ;)... Bon ok, ici on ne trouve ça qu'aux Iles du Salut ...

Par CEAV PARC - Publié dans : Les Stages
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 14:30

            Etant de retour dans la famille du technicien où j’avais déjà passé une semaine, je ne peux m’empêcher d’étendre un peu la description de quelques détails de la vie quotidienne qui me surprennent toujours.

            Je ne vous reparle pas de la salle de bain, voici juste et sans exagérer la circonférence de l’araignée qui y a déboulé tout  à l’heure :

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mais sur ce thème, je voudrais quand même dire que j’ai du mal à comprendre comment les lao qui attachent tant d’importance à leur propreté, en prenant soin de se laver et de changer d’habit plusieurs fois par jour, ne sont pas perturbés par un environnement pas vraiment étincelant.

Cela dit, là j’exagère car il s’agit de certaines parties de l’environnement seulement.

En effet, si vous prenez l’extérieur de la maison, on ne peut certainement pas leur reprocher de ne pas en prendre soin ; tous les matins, quelque soit l’endroit où je me suis trouvée au Laos, j’ai pu voir des gens qui balayaient la route, et même l’herbe devant chez eux.

            En revanche, là je vous écris d’un matelas très clairement (enfin non justement, c’est pas clair) jamais nettoyé de sa vie de matelas. Et dans cette grande maison où les meubles ne se battent pas en duel parce qu’il n’y en a qu’un -celui de la télé, superbe écran plat – on dort à même le sol sur ces matelas marronnâtres, en contemplant la tôle ondulée qui fait office de plafond. (peut être pour cela qu’ils se lavent si souvent d’ailleurs…)

 

            Après moult réflexions, visite de différents types de maisons dans différents types d’endroits, j’en suis venue à la conclusion qu’il ne s’agissait sans doute pas d’une question de richesse, mais bien de culture. La preuve en est avec cette vietnamienne DaoHuang qui monopolise le marché du café au Laos et possède la moitié des magasins de Pakse. Elle s’est faite construire dans une maison somptueuse une magnifique cuisine européenne ultra équipée, mais en fait, elle a vite rajouté derrière la cuisine traditionnelle à savoir une petite cabane accrochée à la maison avec un feu, et un petit tabouret. Voilà, c’est tout. La belle cuisine reste inutilisée.

Ce soir, j’ai pu prendre un pseudo cours de cuisine pour essayer de comprendre comment avec si peu de choses, ils arrivent à en faire autant. Mon rôle s’est limité à essayer de couper des légumes (enfin des espèces d’herbes que je mettrais dans cette catégorie). Je découvre des matières premières que je n’imaginais pas, même dans mes rêves les plus fous, avec parfois de très bonnes surprises gustatives. Toutefois après observation, cela confirme mon idée qu’il vaut mieux 1) goûter 2) aimer 3) savoir ce que c’est,  que commencer par la dernière étape…

 

Voilà, donc quelques impressions qui confirment simplement que la notion de confort n’est pas la même entre différents pays, et que le tout n’est surtout qu’une question d’habitude.

Il y a des choses que je supporte sans problème ; me laver pendant 3 mois à l’eau froide, ok (quoique parfois…), manger par terre ok, dormir par terre à hauteur des fourmis et des cafards, à la limite, mais vivre à la lao beaucoup plus longtemps, hum… je ne suis pas sûre.

 

Ce que je remarque aussi c’est qu’ils sont hyper exigeants, en tous cas ma copine Vathsana (et non pas Vishna comme l’a appelé Marion), sur le fait que nous autres falangs devons nous adapter aux manières laotiennes, ce que je respecte tout à fait, mais très rarement ils cherchent à savoir comment ça se passe chez nous et pourquoi il y a des attitudes difficiles à comprendre pour nous.

Exemples : ne jamais laisser sa cuillère dans l’assiette pendant qu’on mâche, respecter un certain sens pour s’allonger par rapport à l’orientation du toit, ne surtout pas accrocher un sous vêtement de femme à sécher au dessus de la tête d’un homme (mais ça, en fait, je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire), et puis comme je vous l’avais déjà dit, se moucher ça c’est interdit, mais se curer le nez en public, apparemment pas de souci….

Donc, un ensemble de règles que je pourrai noter dans un recueil de bonnes manières que j’intitulerai « Comment roter au bon endroit et au bon moment en 12 leçons »

 

            A l’inverse, la mère Vathsana me fait parfois de ces trucs, qui ne se font pas du tout chez nous, illustration, l’autre jour, elle me sort au milieu d’une conversation qui n’avait rien à voir, que j’avais plein de boutons sur la joue, ok, je me suis pris ça assez violemment en pleine face (en plus des boutons donc), bon je n’ai rien dit ce coup là, au Laos comme font les laotiens.

Voyager, c’est une belle leçon de vie, et voir tant de choses fondamentalement différentes pousse nécessairement à se poser quelques questions : « Pourrais – je vivre ici ? Pourquoi non ? Qu’est ce qui me manquerait ? Et de quoi ai-je réellement besoin dans le fond pour me sentir bien ? »

La constante, quand je voyage, c’est ce sentiment de vivre plus intensément des journées plus riches que d’ordinaire, et ce sentiment allume certainement une petite braise au fond de moi qui me poussera sans doute à repartir dès que possible.

 

Je vous inonde de mes pensées, ce doit être l’inspiration du matelas crasseux, ou bien la musique laotienne qui emplit l’atmosphère sonore. Oh, et comme je vous ai promis d’aborder ce sujet, alors c’est le moment d’en parler.

 

            Cela fait des jours que je cherchais le mot pour décrire l’impression que la plupart des chanteurs-ses me donne. Et ce que j’ai trouvé de mieux, c’est l’idée qu’ils sont en train d’essayer de pondre un œuf pendant qu’ils chantent et que ça n’est pas facile.

Pour expliquer autrement, pour beaucoup on dirait qu’ils ont très très mal quelque part, mais que quelqu’un les oblige à chanter malgré la douleur.

Ensuite, quand on regarde les clips (quasi tous les bus sont équipés de télé, aussi déglingués soient-ils, et pendant des heures, on regarde ce pauvre chanteur qui a si mal, sans qu’on puisse rien faire pour l’aider), on comprend qu’en fait, il a mal au cœur, car ce qui se passe dans le clip, mon dieu, dramatique n’est pas assez fort pour le décrire.

Et oui, le clip raconte une histoire (et je dis bien une car c’est toujours la même quelle que soit la chanson), l’histoire d’une jolie petite asiatique, amoureuse d’un garçon, et qui regarde son téléphone pendant la moitié du clip, en attendant que cet acteur à part entière lui envoie des nouvelles de son bien aimé, qui est en fait en train de prendre du bon temps avec une autre. Ah !

Bon, j’exagère un peu sans doute, certains chanteurs-ses ont bien réussi à le pondre leur œuf, et ça nus donne une musique relativement douce et agréable (à l’exception des tubes de rock taï qui sont comme tous les tubes de rock du monde, pas spécialement doux)

 

            Ce qui se passe dans les chansons me permet de faire la transition avec un autre sujet, à savoir les relations hommes –femmes au Laos. D’après plusieurs personnes avec qui j’en ai discuté, et aussi d’après ce que j’ai vu, il apparaît comme une évidence que c’est une question de principe : l’homme lao trompe sa femme, et malheureusement même s’il vient de se marier ou s’il est sur le point de le faire (plusieurs exemples à l’appui, non que ce soit avec moi qu’ils aient trompé leurs femmes, mais parce que souvent ils ne s’en cachent pas, et que ma fidèle traductrice me tient informée de ce qui se dit.)

En fait, les hommes vont principalement voir les prostituées, pendant que bobone reste à la maison préparer le riz et s’occuper des enfants. Inutile de dire que le contraire – la femme qui trompe son mari- n’est pas envisageable.

Cela dit, même si c’est moins officiel, cela existe bien aussi chez nous, et encore une fois, une femme qui trompe son mari, on sait de quoi on la traite, alors que si c’est le mari, on le traite de coureur voire de Don Juan.

Oh monde injuste… soupir…

Je vous laisse méditer et retourne à mon matelas poisseux, où je vais dormir en rêvant de mon seau d’eau froidissime de demain matin.

Et puis comme le monde est petit, il a fallu que je croise dans ma guest house, un gars de mon école vétérinaire Antoine Castelnau, pour ceux qui le connaissent, incroyable non ?

Bises à tous.

Val

 

Par Val - Publié dans : Les Stages
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Entre soldats comme entre amis, les compliments sont superflus. (proverbe espagnol, 1998, p. 20)

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